Archives de Catégorie: Corruption

Deux voies vers le succès

Mon opinion sur la corruption

Voici ce que j’écrivais en octobre 2009 à propos de la corruption qui gangrène nos instances politiques.  Face aux révélations de Lino Zambito … je persite et signe!

La pointe de l’iceberg

J de M, p. 27

Plus que jamais, les affaires de corruption accaparent la scène médiatique. Après la célèbre saga Mulroney-Schreiber, c’est au tour de Sylvie St-Jean, de Frank Zampino et de Benoit Labonté de faire la une des quotidiens.

Bien que les questions d’éthique soient au cœur de l’actualité, les comportements douteux, les malversations, les pots-de-vin et autres comportements illicites ne datent pas d’hier. En 1872, John A. Macdonald, premier ministre du Canada, a été contraint de démissionner à la suite du scandale du Canadien Pacifique. En 1892, Honoré Mercier, premier ministre du Québec, fut démis de ses fonctions en raison de l’affaire de la Baie des Chaleurs. Plus ça change…

Pourquoi tant de corruption? Pourquoi les élus et les fonctionnaires fricotent-ils avec les gens d’affaires? On nous dit qu’il faudrait plus de gens honnêtes en politique et dans le secteur public. On nous dit également qu’on devrait voter des lois plus strictes, resserrer les mécanismes de contrôle, revoir la loi sur le financement des activités politiques, etc. Peut-être… mais est-ce la solution?

Pour combattre efficacement la corruption, il faut d’abord identifier ce qui l’engendre. Or, personne ne résume le phénomène mieux que Lord Acton, un historien britannique du 19e siècle. Son travail d’observation l’avait amené à déclarer que si «le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument».

Politiciens et fonctionnaires n’ont jamais eu autant de pouvoir qu’actuellement. Ils ont la liberté de voter des lois, de protéger des marchés, d’accorder des privilèges et, bien entendu, de dépenser des fonds publics. Ils peuvent permettre ou interdire. Ils peuvent exproprier, taxer, subventionner et réglementer. Cette année, la Ville de Montréal va dépenser 4,1 milliards $. À l’échelle provinciale, ce chiffre augmente à 57,4 milliards $, tandis qu’il atteint 237 milliards $ à l’échelle fédérale. Argent, pouvoir et arbitraire créent d’irrésistibles occasions de corruption. Faut-il donc être surpris si quelques personnes tentent d’obtenir des faveurs en recourant à des moyens immoraux?

Certains jouent les vierges offensées face aux récents scandales. D’autres nous parlent d’enquêtes policières ou réclament une commission d’enquête. Ces efforts permettront sans doute de punir les coupables, mais ils n’enrayeront jamais le phénomène, car ils s’attaquent au symptôme et non à la racine du problème. Au mieux, ils forceront les délinquants à raffiner leurs tactiques et à user d’imagination pour éviter de se faire prendre. Mais dans les faits, tant que le monde politique aura le pouvoir de s’immiscer dans les affaires, les gens d’affaires voudront s’immiscer dans le monde politique, et aucune enquête ne rompra cette symbiose!

Les malversations qui occupent actuellement les médias sont désolantes, mais il y a pire encore. Il y a la corruption légale et officielle qui se produit sur une base quotidienne et qui devrait nous scandaliser tout autant, sinon plus! Quand des milliers de lobbyistes travaillent à temps plein pour influencer en leur faveur les décisions de politiciens et obtenir l’argent des contribuables, n’est-ce pas de la corruption? Quand ils subordonnent leurs votes à un quelconque traitement de faveur, n’est-ce pas de la corruption? Quand le Trésor québécois dilapide les fonds publics pour financer des projets qui n’avantagent que quelques intérêts particuliers, n’est-ce pas de la corruption? Et la Loi de l’impôt sur le revenu canadienne, qui compte 2848 pages parce qu’elle contient une série de privilèges, d’exceptions et de cas particuliers, n’est-elle pas une forme de corruption?

Dénoncer les comportements illégaux, d’accord! Mais ne perdons pas de vue la corruption légale engendrée par les immenses pouvoirs que l’État possède, car c’est elle le véritable cancer de l’économie!

Ils sont la pour protéger

Un rapport de l’auditeur démontre que, depuis 2004, 2527 employés du Department of Homeland Security et leurs co-conspirateurs ont été trouvés coupables de crimes. Inquiétant, surtout quand l’ont sait que ce n’est que la pointe de l’iceberg.

Source: CNS News

Comment le copinage tue l’économie

Lois fiscales: corrompues à la naissance?

Une petite vidéo nous expliquant pourquoi nous devrions toujours nous méfier des changemux lois fiscales. À qui bénéfient t’elles?

99% vs 1% – version communiste

Le socialisme nous promets régulièrement d’aplanir la richesse et d’éliminer les différences de richesse entre les gens. La Chine communiste, en théorie, devrait pouvoir nous démontrer un tel phénomène en action.

Le magazine chinois Hurun a récemment publié sa liste des citoyens chinois les plus riches. Et bien, imaginez que nous, en Amérique du Nord, qui nous plaignons de la collusion entre le gouvernement et et les corporations devrions retourner sur les bancs d’école! Les 70 membres du Congrès National du Peuple les plus riches ont une valeur combinée de 89,8 milliards US!

Ça en fait des envelopes brunes ça!

Traitement de faveur pour syndicats

Justice sociale. Équité fiscale. Personne n’est contre la vertu! On peut donc comprendre que le vocabulaire « progressiste » séduise les gens de bonne volonté. Cependant, les syndicats sont-ils réellement les gardiens de la justice et de l’équité? Sont-ils sincèrement convaincus que la fiscalité est sans conséquence sur la compétitivité des entreprises et le comportement des contribuables?

En cette période traditionnelle de contribution à un Régime enregistré d’épargne-retraite (REER), tout épargnant qui dispose de quelques dollars sait que placer son argent dans le Fonds de solidarité FTQ ou dans le Fondaction CSN procure un avantage unique, soit un crédit d’impôt supplémentaire équivalant à 30 % du placement s’il choisit le fonds de la FTQ, et à 40 % s’il préfère celui de la CSN. Or, pareils avantages sont en totale contradiction avec le discours syndical.

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Difficile de couper les dépenses

Voici un court vidéo expliquant pourquoi il est si difficile pour les politiciens de couper les dépenses.

Une courte réflexion

sur le refus d’approuver le Keystone XL Pipeline par le président Obama…

Je parie que c’est partie remise pour après ses élections…

Il ne voudrait pas fâcher les environementalistes qui voteront pour lui plus tard cette année.

Conséquences?

Et bien, à part l’évidence que le Canada semble vouloir faire ses propres plans alternatifs et que ça ne saurait plus être un projet viable dans un an… on parle déjà de faire un pipeline plus court vers le Pacifique pour le vendre aux Chinois.

Mais, serait-ce t-il possible que la route alternative que prendrait le pipeline soit déjà connue de certains…et que ceux-ci sont présentement occuppés à acheter les terrains qui devront être achétés l’an prochain à fort prix par la compagnie de pipeline? Et si c’était le cas, quelqu’un serait vraiment surpris??

 

Le cas contre la guerre aux drogues

Le Cato Institute a récemment tenu une conférence d’experts sur la guerre à la drogue (anciens membres des forces de l’ordre, représentants des pays d’Amérique Latine et autres). Les auteurs de cette vidéo ont interviewé les panelistes et leur ont posé plusieurs questions d’intérêt. Le verdict est clair pour ces gens fortement impliqués dans la guerre:

  • Cette politique est la source même de l’ajout de plus-value à la drogue, ce qui cause la violence, la corruption et des crimes qui ne sont imaginables sans la présence de cette guerre.
  • La guerre à la drogue n’a pas de but final. Elle ne peut être gagnée.

Je vous invite à regarder la vidéo…

Nathalie Normandeau: le vrai scandale est ailleurs!

L’ex vice-première ministre du Québec, Nathalie Normandeau, fait beaucoup jaser depuis qu’on a appris qu’elle sera vice-présidente au développement stratégique chez Raymond Chabot Grant Thornton.

Partout, c’est le même discours:  on est scandalisé.

Pourquoi?  Parce que Mme Normandeau a participé à l’élaboration du plan Nord et qu’elle pourra donc partager sa connaissance de la machine gouvernementale avec quiconque fait affaire avec l’État. Mais aussi parce qu’elle pourrait dévoiler des informations "secrètes".

Moi aussi, je suis outrée.

Non pas parce qu’elle va partager ses connaissances, mais bien parce que les réactions permettent de déduire qu’il faut une connaissance particulière de l’appareil gouvernemental pour participer au projet! Lire la suite

Bandits à cravate – favoritisme?

Faillites municipales aux États-Unis

La municipalité d’Harrisburg en Pennsylvanie a une date butoir lundi pour proposer un plan aux autorités de l’État pour rembourser plus de 300 millions qui ont été empruntés pour financer la construction d’un incinérateur de déchets. Le conseil municipal a déjà voté en faveur d’une faillite, et la loi lui accorde un délai expirant le 25 Novembre pour arriver à un plan qui rejoint les attentes des deux parties (ville et état) pour rembourser la dette, sinon l’état sera en mesure de vendre les actifs municipaux pour rembourser la dette.

Mercredi, Jefferson County en Alabama a déclaré faillite, la plus grosse de l’histoire des États-Unis, chiffrée à plus de 4 milliards. Celle-ci dépasse le record de la célèbre faillite d’Orange County en Californie. Cette histoire est à suivre car la municipalité a perdu cet argent en financant la construction de son système d’égouts avec des ‘interest swaps’, dérivatifs très risqués proposés par J.P. Morgan qui ont fait gonfler la facture par un facteur de 10+. Il y a une enquête en cours pour une fraude possible dans cette transaction.

http://www.washingtonpost.com/business/talks-on-harrisburg-recovery-plan-bog-down-with-monday-deadline-looming/2011/11/11/gIQArGZ8CN_story.html

http://www.cnbc.com/id/45237814/Alabama_County_Files_Largest_US_Municipal_Bankruptcy

Haïti: deux ans plus tard

Près de deux ans après le séisme en Haïti, rien n’a vraiment changé.  On nous rapporte que :

Haïti: l’ONU «horrifiée» par la lenteur de la reconstruction

Voici un extrait d’un texte que j’avais écrit le 21 janvier 2010 …. c’est toujours à propos!

L’autre tragédie d’Haïti

Le Journal de Montréal, 21 janvier 2010

La tragédie haïtienne est inqualifiable. On ne peut qu’être anéanti devant l’horreur, la douleur, la faim et le désespoir causés par l’impitoyable séisme. Et on ne peut que saluer l’aide humanitaire déployée par la communauté internationale.

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Toutefois, il faut se demander si le simple fait de reconstruire est suffisant pour sortir le pays de la pauvreté. On peut en douter, car ce n’est pas l’absence d’infrastructures qui explique la pauvreté, c’est plutôt la pauvreté qui explique l’absence d’infrastructures. Et la pauvreté, c’est généralement le résultat d’un système économique qui empêche la création de richesse en décourageant la production et l’investissement.

Or, même avant le séisme, Haïti était déjà le pays de plus pauvre des Amériques avec un PIB par habitant d’à peine 1300$, un taux de chômage de 50% et l’absence quasi totale d’investissements étrangers. «Doing Business», une étude annuelle réalisée par la Banque mondiale, permet d’expliquer cette piètre performance économique. On y apprend, entre autres, qu’ouvrir une entreprise en Haïti exige 13 procédures administratives, 195 jours de travail et un coût équivalant à 228% du revenu par habitant. En revanche, dans les pays de l’OCDE, il ne faut que 5,7 procédures, 13 jours de travail et 4,7% du revenu par habitant. Pour construire un entrepôt, les procédures haïtiennes occasionnent 1179 jours de travail et un coût équivalant à 569,5% du revenu par habitant, contre 157 jours et un coût dix fois moindre dans les pays de l’OCDE. En Haïti, une entreprise qui souhaite enregistrer ses titres de propriété doit y consacrer 405 jours de travail, contre 25 jours dans les pays de l’OCDE. Qui voudrait donc faire des affaires en Haïti dans un pareil contexte?

Corruption généralisée, absence d’un État de droit fiable, analphabétisme, exportations limitées, tels sont les principaux obstacles à surmonter pour sortir cette république de la misère.

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Secourir les victimes du séisme, cela va de soi! Contribuer à la reconstruction, c’est honorable, mais c’est insuffisant pour vaincre la pauvreté. Ce n’est pas en recevant de l’aide internationale qu’un pays s’enrichit, c’est en produisant et en vendant ses biens et services. Or, pour cela, il faut des réformes qui permettent de créer un contexte économique favorable aux affaires.

"Solargate"

Les lecteurs habitués à lire mes chroniques savent que je suis farouchement opposée à toute forme d’aide gouvernementale aux entreprises.  Chaque fois que l’État subventionne une industrie en particulier, il gaspille l’argent des contribuables.  Voici une preuve spectaculaire:

L’administration Obama a accordé 38,6 milliards de dollars en garanties de prêts à des entreprises dans le domaine des énergies vertes.  Ce programme devait créer 64,000 emplois.

Pour l’instant, environ 19 milliards de dollars ont déjà été accordés.  Cette coquette somme a permis de créer … 3,545 emplois!!!!  Les contribuables américains ont donc déboursé environ 5,4 millions de dollars par emploi créé.  Et ça, c’est un programme sensé "contribuer à la relance de l’économie"!

Quand les fonctionnaires nous trahissent

Depuis la publication du rapport sur la collusion, c’est la consternation.  "Comment est-ce possible?" entend-t-on sur toutes les tribunes.  Je pourrais répondre à la question au moyen d’un long texte explicatif, mais je préfère citer Lord Acton car il réussit à tout résumer en une courte phrase:

Le pouvoir corrompt.  Le pouvoir absolu corrompt absolument.

Ce n’est donc pas la corruption qu’il faut combattre, c’est le fait que l’État détient trop de pouvoir.

Dans le cas des malversations dans l’industrie de la construction, on pointe du doigt toutes les entreprises et les firmes de génie visées.  Certes, elles sont à blâmer.  Par contre, du point de vue du contribuable, les fonctionnaires corrompus sont les principaux coupables, car ils ont trahi notre confiance.